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Wall Street finit en nette baisse, plombée par le décrochage de Twitter

Paru sur boursorama.com
 
Wall Street a fini nettement dans le rouge mardi, minée par le plongeon du réseau social Twitter, qui a plombé dans son sillage d’autres titres technologiques phare, et des craintes persistantes sur l’Ukraine: le Dow Jones a lâché 0,78 % et le Nasdaq 1,38 %. Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average s’est déprécié de 129,53 points à 16 401,02 points et le Nasdaq, à dominante technologique, a chuté de 57,30 points à 4 080,76 points. L’indice élargi Standard & Poor’s 500 s’est déprécié de 0,90 % ou 16,94 points, à 1 867,72 points. Après avoir commencé la séance en légère baisse, les indices se sont enfoncés dans le rouge, à la suite du plongeon du réseau social Twitter, qui a fini au plus bas niveau de son histoire. Plombé par l’arrivée à expiration d’une interdiction de vente de titres imposée à ses salariés et dirigeants depuis son entrée en Bourse en novembre, le titre s’est enfoncé de presque 18 % sur la séance. « Je n’ai jamais vu un tel massacre », a fait valoir Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services. Quelque « 20 % de baisse pour une expiration d’interdiction, c’est énorme », a jugé le gérant de portefeuilles. Dans son sillage, les réseaux Facebook et LinkedIn ont dégringolé respectivement de 4,39 % et 5,69 %, tout comme le géant du commerce en ligne Amazon (-4,09 %), le constructeur de voitures électriques Tesla Motors (-4,31 %) dollars, la radio en ligne Pandora Media décrochant de 8,94 %. « Twitter, c’est aussi un test. Si les employés vendent le premier jour » de la libération des actions, « cela montre qu’il y a une défiance à l’intérieur de la société » sur sa valorisation, a estimé M. Volokhine. « C’est vraiment voter avec ses pieds ». Cette contre-performance spectaculaire a de nouveau ramené au premier plan les doutes des investisseurs sur la valeur réelle des entreprises « tech » à forte croissance et à la grande visibilité. « Et toute inquiétude externe, sur l’Ukraine par exemple, est un prétexte tout trouvé pour les investisseurs désireux de se détacher » de leurs titres, a souligné Michael James, de Wedbush Securities. Des dizaines de personnes ont péri depuis vendredi en Ukraine, emportées par la spirale de violences séparatistes qui a saisi le pays.
Dans ce contexte, le « regain d’activité dans les fusions-acquisitions », en référence notamment à l’acquisition de la division santé grand public du laboratoire Merck à l’allemand Bayer n’est pas parvenue « à occulter les inquiétudes persistantes suscitées par les tensions géopolitiques », ont noté les experts de Charles Schwab. Sur le plan des indicateurs, le déficit commercial des États-unis s’est réduit en mars sous l’effet d’une montée en puissance des exportations, mettant fin à trois mois consécutifs d’aggravation. Mais la baisse reste légèrement inférieure à celle envisagée par les analystes. Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,595 % contre 2,611 % lundi soir et celui à 30 ans à 3,381 % contre 3,408 % à la précédente clôture.
Charlotte Saillard: